Parvulesco, Douguine et l'empire eurasiatique

Dans son journal-roman Le Sentier perdu, publié en 2010, entre les analyses politiques sur l'Inde,Sept ans au Tibet de Jean-Jacques Annaud, les Mémoires de Leni Riefensthal, le canular antimaçonnique Diana Vaughan ou sa dernière rencontre avec Ava Gardner, à Barcelone, en 1963 ("Ava, couverte de sueur, les cheveux dans les yeux, dépoitraillée, les lèvres peintes d'un rouge foncé, presque noir, les yeux scintillants comme deux diamants aux feux sombres, paraissait en proie à une excitation fiévreuse"), Jean Parvulesco, écrivain d'extrême avant-garde, cite in extenso l'article de Reinhardt Jünger-Meinert sur une émission de Radio Moscou d'Alexandre Douguine consacrée, justement, à Jean Parvulesco lui-même et sa géopolitique grand-européenne. Lecture essentielle pour la compréhension du concept d'empire eurasiatique, en 1997 (il y a 14 ans !) .

Avez-vous lu Douguine ?

La question de la temporalité est évidemment cruciale, lorsqu’il s’agit de penser. Il arrive que des œuvres pourrissent en mûrissant. Je relisais dernièrement quelques bouquins d’Alexandre Zinoviev, et je m’étonnais qu’ils fussent si anachroniques, si peu en phase avec ce qu’était devenu le monde depuis 1989, et, faut-il le dire, si illisibles. Les discours sur la réalité, si l’on dissipe les fumets de la mode et des emballements du moment, pâtissent cruellement de la dérive des choses, fût-elle minime. Soudain, c’est une fissure, parfois un abîme, qui les séparent de l’expérience collective ou individuelle, et ils deviennent alors des bavardages, des vapeurs.

Quel est donc le défaut heuristique des écrits de Zinoviev, de tous les dissidents qui s’opposaient à l’empire soviétique, et, plus généralement, de ceux qui étaient plongés dans cette gigantomachie mondiale, mettant en prise les tenants des première et deuxième théories, selon la classification métapolitique d’Alexandre Douguine, c’est-à-dire le libéralisme et le marxisme ? Comment des vérités de l’heure, bien qu’elles ne soient pas devenues pour autant des mensonges, constituent-elles néanmoins des erreurs épistémologiques ?

Le Japon est mort (sauf en nos cœurs)

Lorsque les premières poteries Jômon virent le jour, la civilisation de Mû existait déjà depuis quelques milliers d’années. La pyramide sous-marine de Yunaguni est aujourd’hui un des plus merveilleux témoins de cette civilisation, laquelle s’épanouit pleinement durant l’Age d’Argent, c’est-à-dire au moment même où le Cro-Magnon s’installait en Europe. Tout le décalage historique entre l’Est et l’Ouest provient de ce que le Paradis primordial (le Pôle Nord) est resté ancré dans l’imaginaire nippon durant beaucoup plus longtemps qu’à l’ouest de l’Oural, où la Chute fut plus durement ressentie du fait de la disparition brutale du Néandertalien. Alors que la Chine et l’Inde résultent d’un mélange racial entre, d’une part certaines colonies atlantes indo-européennes (Tokhariens pour la première et Aryens pour la seconde), et d’autre part certaines colonies lémuriennes issues du plateau du Sahul (peuples yue pour la première et australo-dravidiens pour la seconde), le Japon est le seul pays à ne jamais avoir connu d’atlantes sur son sol. Ainsi, c’est un mélange entre Hyperboréens (Jômons, Aïnus) et Lémuriens (royaume de Ryûkyû, Kyûshû) qui donna à ce pays sa spécificité radicale, et notamment cette permanence du nomadisme métaphysique.

Panorama de la "Révolution Conservatrice" en Russie

Mais les précurseurs les plus directs de la RC russe sont les slavophiles du XIXième siècle. Ce courant a fortement influencé toute la vie intellectuelle russe au cours de ces deux derniers siècles. Mais, contrairement à ce qu'on pense trop souvent, le courant slavophile n'a pas toujours été uniquement conservateur, patriarcal, archaïsant et réactionnaire. Comme presque toujours dans l'histoire russe ‹et j'oserais même dire dans presque toute l'histoire de la pensée contre-révolutionnaire‹ les intellectuels les plus radicaux de la Droite ont subi une évolution très particulière avant de devenir radicalement con-servateurs: ils ont très souvent commencé leur trajectoire par le pôle opposé, par le modernisme, le pro-gressisme et l'idéal révolutionnaire. Les premiers slavophiles ‹ceux dits de la première génération,  comme A. Chomyakov, P. Kirievsky et les frères Aksakov, etc., sont tous passés par les idées de la ré-volution française. Mais ils ont perdu les illusions de leur jeunesse et ont exalté les valeurs radicalement anti-révolutionnaires, celles du sol, celles du peuple compris cette fois comme unité organique, qualita-tive, historique, celles de l'identité spirituelle et géopolitique de la Russie, celles de l'identité religieuse et impériale de cet immense pays. 

Alain de Benoîst sur La Quatrième Theorie Politique (Moscou 2008)

La Quatrième Théorie Politique ?

C'est un concept qui englobe le refus des théories libérales, démocratiques, capitalistes, globalistes et (post) modernistes. Pour Douguine les théories anti-libérales de jadis (fascisme et socialisme) ne font plus le poids. Il faut, dès lors, retenir de ces dernières leurs côtés positifs, l'anti-libéralisme et l'anti-capitalime certes, mais aussi la justice, la solidarité sociale, et rejeter le matérialisme athée, moraliste et individualiste.
De même, rejet de tout racisme, xénophobie et chauvinisme national. Il n'y a pas de supériorité d'une race sur une autre. Les ethnies, les races sont différentes et s'expriment d'une manière qui l'est autant. L'humanité est pareille à un orchestre symphonique avec des cordes, des bois, des percussions, des cuivres etc... qui tous, depuis leurs pupitres concourent à l'harmonie de l'ensemble.

EURASISME - Alternative à l'hégémonie libérale

En effet, le projet Eurasiste vise à constituer une alternative sérieuse à l'hégémonie libérale et au monde unipolaire qu'elle entend imposer. Alexandre Douguine y défend une conception multipolaire du monde, c'est-à-dire le monde comme ensemble de grands espaces possédant leurs systèmes de valeurs particuliers. Dans son dernier livre La Quatrième Théorie Politique, il insiste aussi sur la nécessité de se dégager des idéologies politiques des deux derniers siècles et notamment des deux idéologies, communiste et fasciste, qui ont échoué dans leur lutte contre le libéralisme parce qu'abritant des éléments inacceptables et étant elles-mêmes trop enracinées dans la modernité.

La parole d'Alexandre Douguine est donc un hymne à la vraie diversité, à la vraie différence, celle s'appuyant sur un Etre Multiple et authentique et non pas sur les différentiels construits par un Marché fantasmant la construction de l'Etre Unique. Elle est également un appel à la créativité et à l'intelligence. En effet, la Quatrième Théorie politique n'est pas un dogme, c'est une invitation à imaginer quelque chose de complètement nouveau, à créer une théorie politique qui soit résolument anti-moderne et donc anti-libérale sans pour autant qu'elle se réfère aux idéologies du passé ni qu'elle s'inscrive dans des luttes obsolètes.

L’eurasisme, dans sa version originelle, insiste sur la pluralité des cultures

L’approche eurasiste consiste dans la pluralité des civilisations, une pluralité librement ressentie. Beaucoup de gens se rendent compte qu’une société ne ressemble pas à une autre, qu’un peuple ne ressemble pas à un autre. C’est une chose presque évidente. Mais du point de vue de l’eurasisme, ces différences sont une bonne chose. Autrement dit, nous avons une approche structuraliste, nous suivons ici Levi-Strauss, et nous pensons que tout système ethnique, toute culture crée son langage, son modèle de valeurs, son modèle social qui correspondent à son chemin historique et à ses particularités. Et ses modèles ne peuvent pas être comparées entre eux, ils n’ont pas de mesure commune, ils sont incommensurables. On ne peut pas le mesurer, car il n’y a pas de critère pour cela. En passant d’un contexte à un autre, la conscience, y compris la conscience politique et sociale se modifie tellement que les points de repère du groupe de référence disparaissent, puisque ces structures de langage sont autosuffisantes, partiellement ouvertes, mais on ne peut pas faire de lien, de transfert, de traduction directe.

Ca, c’est le premier point. Maintenant le second. Nous considérons, contrairement au racisme occidental qui considère les stades du développement progressif, nous considérons que la culture occidentale est raciste, entièrement, et en particulier la culture libérale-démocratique, car elle considère les différences comme un mouvement progressif, c’est-à-dire il y a quelqu’un qui est plus en retard et quelqu’un l’est moins, donc en appliquant une logique de progrès, on en arrive à la conclusion qu’il y a des sociétés plus développées et d’autres moins développées. Donc les sociétés moins développées sont tout de suite privées du droit de défendre leur vérité, elles sont considérées immatures, sous-développées, exclues, dans un certain sens, et même lorsqu’on veut les développer, c’est à travers la modernisation, donc on leur impose un pattern qui leur est étranger.

L’Atlantisme est un totalitarisme

L’Atlantisme est l’idéologie dominante des sociétés européennes actuelles, celle qui aura sans doute le plus d’influence sur le devenir de nos destinées communes et pourtant elle est de ces idéologies presque cachées dont on ne parle ouvertement que dans le cercle restreint du monde alternatif. Sont Atlantistes tous les collaborateurs européens de la vision hégémonique des États-Unis et de son idéologie propre qui répond au doux nom d’impérialisme. Autrement dit, l’Atlantisme est l’idéologie des exécutants serviles de l’idéologie impériale américaine ; elle lui est subordonnée et ne tire de sa soumission que les miettes de l’empire tombées à terre après le festin des empereurs.

C’est une idéologie mineure dans l’idéologie majeure. Elle est à la fois honteuse et conquérante : honteuse parce qu’elle ne joue jamais que les seconds rôles ; conquérante, parce qu’elle emprunte à son maître d’outre-atlantique ses visions hégémoniques délirantes et toutes ses caractéristiques totalitaires. C’est un totalitarisme dans le totalitarisme, une domination de dominés, un impérialisme de serfs et d’esclaves passés maîtres dans l’art de se soumettre. Parler de l’Atlantisme européen c’est parler du projet impérial américain et réciproquement. La seule chose qui les distingue est leur place dans la hiérarchie totalitaire : le premier n’est que l’émanation du second, ne se définit que par lui, se contente de l’imiter et lui obéit en tout ; il n’est, en revanche, son égal en rien.

Le projet de la Grande Europe (Une ébauche géopolitique pour un monde multipolaire à venir)

1. Suite au déclin et à la disparition du Bloc socialiste en Europe de l’Est à la fin du siècle dernier, une nouvelle vision géopolitique du monde basée sur une nouvelle approche est devenue une nécessité. Mais l’inertie de la pensée politique et le manque d’imagination historique chez les élites politiques de l’Occident victorieux a conduit à une option simpliste : les bases conceptuelles de la démocratie occidentale, une société d’économie de marché, et la domination stratégique des États-Unis à l’échelle mondiale sont devenues les seules solutions à tous les défis émergents et le modèle universel qui devrait être impérativement accepté par toute l’humanité. 

2. Cette nouvelle réalité émerge devant nos yeux – la réalité d’un monde organisé entièrement par le paradigme américain. Un think-tank néoconservateur influent des États-Unis modernes s’y réfère ouvertement par un terme plus approprié – ‘l’Empire global’ (parfois ‘l’Empire bienveillant’ – R. Kagan). Cet Empire est unipolaire et concentrique dans sa nature profonde. Au centre, il y a le ‘Nord riche’, la communauté atlantique. Tout le reste du monde, – la zone des pays sous-développés ou en développement, considérée comme périphérique, – est censé suivre la même direction et le même cours que les pays du cœur de l’Occident bien avant eux.

Poutine fait tout ce qu’il faut faire (entretien avec Douguine - Zuerst)

Voyez-vous, ce que croit l’Occident aujourd’hui, c’est qu’un jour toutes les démocraties libérales abandonneront leur souveraineté et se fonderont dans une sorte de “super-nation” sous l’hégémonie américaine. Telle est bien l’idée centrale de la globalisation à l’oeuvre aujourd’hui. Ce projet est irréalisable avec un Vladimir Poutine car il s’y oppose et défend la souveraineté russe. Ensuite, il ne reconnaît pas la prétention américaine à exercer cette hégémonie en toute exclusivité. C’est là qu’il faut chercher la vraie raison des attaques acharnées que commet l’Occident contre lui et de sa diabolisation. C’est aussi la raison pour laquelle l’Occident soutient de manière aussi spectaculaire l’opposition russe: il s’agit d’acquérir de l’influence et de consolider l’hégémonie occidentale.

Q.: D’après vous donc, Poutine fait tout ce qu’il faut faire...

AD: Bien sûr que non. Il a commis des erreurs, notamment lors des dernières élections pour le Parlement. Elles n’ont pas été aussi transparentes qu’elles auraient dû l’être.

Si vous êtes favorable à l'hégémonie libérale globale, vous êtes l'Adversaire

Le concept de nation est un concept capitaliste, occidental. Pour sa part, l'Eurasianisme, au contraire du nationalisme, met en valeur les différences culturelles et ethniques, et non pas une unification basée sur l'individu. Nous nous différencions du nationalisme parce que nous défendons un pluralisme des valeurs. Nous défendons des idées, pas notre communauté ou notre société. Nous contestons la postmodernité, mais pas seulement pour le compte de la nation russe. La postmodernité est un gouffre béant. La Russie entre seulement pour partie dans cette lutte globale. Elle en est certainement un élément important, mais pas le but ultime. Nous considérons ne pas pouvoir sauver la Russie sans sauver le monde en même temps. Et de même, nous ne pouvons pas sauver le monde sans sauver la Russie.

Ce n'est pas seulement une lutte contre l'universalisme occidental. C'est une lutte contre tous les universalismes, même les islamiques. Nous rejetons toute volonté d'imposer un universalisme, qu'il soit occidental, islamique, socialiste, libéral ou russe. Nous ne défendons pas l'impérialisme ou le revanchisme russe, mais plutôt une vision globale et une multipolarité basées sur la dialectique civilisationnelle. Ceux auxquels nous nous opposons disent que la multiplicité des civilisations conduit nécessairement à l'affrontement. C'est une affirmation fausse. La mondialisation et l'hégémonie américaine provoquent des ingérences sanglantes et déclenchent des flambées de violence chez des civilisations entre lesquelles pourrait exister, en fonction des circonstances historiques, la paix, le dialogue ou l'antagonisme. Mais imposer une domination sous-jacente implique le conflit et conduit inévitablement au pire dans l'avenir. Ainsi, ils parlent de paix mais ils font la guerre. Nous, nous défendons la justice – pas la paix ni la guerre, mais la justice et le dialogue et le droit naturel de tout ensemble culturel de préserver son identité et de contrôler son destin. Nous devons nous libérer de ces prétendus universalismes.

L'Europe jusqu'à Vladivostok

L’histoire connaît les cités-états : Thèbes, Sparte, Athènes, plus tard Venise, Florence, Milan, Gênes.
Aujourd’hui elle connaît les Etats territoriaux : la France, l’Espagne, l’Angleterre, la Russie.
Finalement elle découvre les Etats continentaux, tels que les Etats-Unis d’Amérique, la Chine actuelle et l’URSS d’hier. 
L’Europe d’aujourd’hui subit une période de transformations.
Elle doit passer du stade plus ou moins stable des Etats territoriaux au stade de l’Etat continental.
Pour la majorité des gens, cette transition est entravée par l’inertie mentale, sans parler de la paresse de l’esprit.

Bien que n’étant pas plus grande qu’un morceau de tissu, Sparte avait une forte vitalité, d’un point de vue historique, vivant avant tout dans son aspect militaire. Ses dimensions et ses ressources étaient suffisantes pour contenir une armée capable de gagner le respect de tous ses voisins.

Nous approchons ici le problème basique de la vitalité des Etats. La cité-état historique fut supplantée par l’Etat territorial. L’Empire romain supplanta Athènes, Sparte, Thèbes. Et sans grand effort .

De la quatrième théorie Politique

Une critique de l'étatisme ne revient pas une validation intégrale du libéralisme. Je pense qu’aujourd’hui la critique de l'étatisme doit s'axer sur sa soumission à la Banque et aux marchés. Son républicanisme "royal". Son incapacité d'être un état par l'effet du mauvais fédéralisme de l'UE.

-"une certaine tendance girondine et décentralisatrice":
il m'est difficile de résumer:"qu'est ce qu'une politique girondine?". En ce une politique modérée - du juste milieu grec pas de la tiédeur bobo - l'idée d'étendre le message de la révolution, privilégiant l'entrisme politique à la guillotine.  
-"la critique de la logique du capital": c'est pas ce qui manque, de Marx à Soral, D’Orwell à Michéa, de Clouscard à Michel Drac...
-"le sens du commun": en ce, le bien commun ne se décrète pas. Le premier chantier pour retrouver le bien commun est de le diffèrencier de son inversion qu'est l’intérêt générale. La confusion de ces deux notions est récurrente chez l'homme moderne qui au final confond social et sociétale.
-"le holisme": 
"Holisme (du grec ancien holos signifiant « la totalité, l'entier ») est un néologisme forgé en 1926 par l'homme d'État sud-africain Jan Christiaan Smuts pour son ouvrage "Holism and Evolution". Selon son auteur, le holisme est : « la tendance dans la nature à constituer des ensembles qui sont supérieurs à la somme de leurs parties, au travers de l'évolution créatrice ». Le holisme se définit donc globalement par la pensée qui tend à expliquer les parties à partir du tout. De ce fait, la pensée holiste se trouve en opposition à la pensée indivisualiste qui tend à expliquer le tout à partir des parties." (Source:wikipédia)
pour repenser le bien commun.

Contre le monde postmoderne

Le monde actuel est unipolaire avec l’Occident globalisé en son centre et les États-Unis en son cœur.

Cette unipolarité a des aspects géopolitiques et idéologiques. Géopolitiquement, c’est ladomination stratégique de la Terre par l’hyper-puissance nord-américaine et l’effort de Washington pour organiser l’équilibre des forces sur la planète dans un sens qui lui donne la capacité d’imposer des règles au monde entier selon ses propres intérêts nationaux (impériaux). Cela est mauvais parce que cela prive les autres États et nations de leur vraie souveraineté.

Quand seule une instance décide de qui est bon et qui est mauvais et qui devrait être puni, nous avons à faire à une sorte de dictature globale. Je suis convaincu que ce n’est pas acceptable. Nous devrions lutter contre cela. Si quelqu’un nous prive de notre liberté, nous devons réagir. Et nous le ferons. L’Empire américain devrait être détruit. Et sur un point, il le sera.

Idéologiquement, l’unipolarité est basée sur les valeurs Modernes et Postmodernes, qui sont ouvertement anti-traditionnelles. Je partage la vision de René Guénon et Julius Evola qui ont considéré la Modernité et ses bases idéologiques (l’individualisme, la démocratie libérale, le capitalisme, le consumérisme, etc.) comme les causes de la catastrophe à venir de l’humanité, et d’autre part la domination globale du style occidental comme la raison de la dégradation finale de la Terre. L’Occident approche de sa fin et nous ne devrions pas le laisser entraîner tout le reste dans l’abime.

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